Patrick Amand

Polars et guerre(s)


des polars...

Polars, BD, livres de jeunesse ... Un seul point commun à ces genres littéraires : Didier DAENINCKX !!!

Le néo-polar, le polar à la française dit "politico-social" s'invite et s'immisce de plus en plus dans la guerre, les guerres...


Pour ma pomme, les maîtres en la matière sont Frédéric H. FAJARDIE (of course), Didier DAENINCKX et Jean AMILA...

Sans oublier le camarade Roger MARTIN !


1ère Guerre Mondiale

Le boucher des Hurlus
Jean Amila


Parce que trop d’hommes sont morts pour rien dans la boue des tranchées, parce que leurs pères ont été fusillés et qu’ils refusent d’admettre que les généraux sont faits pour mourir dans leurs lits, quatre fils de mutins âgés de huit à treize ans décident de mettre un terme à l’existence du général Des Gringues, surnommé le Boucher des Hurlus. Où trouver des armes, sinon sur les macchabées des “régions dévastées” ? Écrivain hors pair, antimilitariste et anticlérical à la plume acérée, Jean Meckert (1910-1995) a publié de nombreux romans noirs sous le pseudonyme de Jean Amila. OEuvre de révolte fortement autobiographique (son père fut fusillé pour l’exemple à la suite des mutineries de 1917), dotée d’une joyeuse insolence et d’un humour bien senti, Le Boucher des Hurlus dresse un tableau au vitriol de la société française et appartient à ces romans hors du commun qui marquent une vie.



Patrick Pecherot
Tranchecaille


Chemin des Dames, 1917, l’offensive du général Nivelle tourne à l’hécatombe. Dans l’enfer des combats, un conseil de guerre s’apprête à juger le soldat Jonas accusé d’avoir assassiné son lieutenant. Devant l’officier chargé de le défendre défilent, comme des fantômes, les témoins harassés d’un drame qui les dépasse. Coupable ? Innocent ? Jonas est-il un simulateur ou un esprit simple ? Le capitaine Duparc n’a que de quelques jours pour établir la vérité. Et découvrir qui est réellement celui que ses camarades ont surnommé Tranchecaille.


La cote 512
Thierry Bourcy


En novembre 1914, Célestin Louise, jeune enquêteur à la Brigade criminelle de Paris, est affecté au 134e régiment d'infanterie et se retrouve en première ligne à Verdun. Sa petite section est sous les ordres du lieutenant Paul de Mérange, un tout jeune homme issu d'une riche famille de Mayenne.
Célestin découvre la folie de la guerre avec son rythme macabre d'assauts et de retraites, de première ligne et de repos à l'arrière, de bombardements et de mitraillages, et aussi de trêves inattendues arrachées à la barbarie, de silences improbables, de rigolades pour tromper la mort, de bravoure et de peur...
Et puis un jour, au cours d'un assaut, le petit lieutenant est tué à son tour. Célestin, qui se trouvait à ses côtés pendant l'attaque, se rend compte qu'il a reçu une balle dans le dos. Une balle venant de son propre camp. Par amitié posthume pour son supérieur, et aussi parce qu'un flic reste un flic, même au milieu de la guerre la plus impitoyable, Célestin va mener, dans les circonstances les plus invraisemblables, une enquête qui le mènera peu à peu loin du front, dans un petit village de Mayenne où il découvrira la terrible vérité et pourquoi, parmi les centaines de milliers de morts au front, celle-là n'est pas comme les autres...
Thierry Bourcy est scénariste pour la télévision et le cinéma. La cote 512, qui inaugure les aventures du jeune policier Célestin Louise pendant la Première Guerre mondiale, est son premier roman.


L’arme secrète de Louis Renault
Thierry Bourcy


Hiver 1915. Le front s'est figé. Célestin, «le flic-soldat», a la surprise d'obtenir une nouvelle permission, pendant une semaine. Mais à son arrivée à Paris, l'attend une affaire d'espionnage. Les plans du char Renault F 17, encore au stade du prototype mais qui devrait devenir une arme redoutable aux mains des soldats français, ont été volés.
Des ouvriers de l'usine Renault aux danseuses de l'opéra des généraux français aux valets et femmes de chambres, le jeune homme intelligent et intuitif, recueille des confidences, des rumeurs, des plaintes.
De courses poursuites en bagarre musclées, le flic soldat finira par découvrir la vérité dans un Paris truffé d'espions, d'affairistes, de planqués et d'escrocs en tous genres.



Avant guerre / Guerre d’Espagne

Belleville-Barcelonne
Patrick Pecherot


Retrouver une fille de famille partie avec son soupirant, pour un privé, c'est de l'argent vite gagné. Mais quand les tourtereaux font leur nid sur une poudrière, c'est une autre paire de manche.
Comment aurais-je pu prévoir que deux gentils amoureux me conduiraient sur le sentier de la guerre ? Celle d'Espagne, pour commencer, un chemin drôlement fréquenté en ce printemps 38. Des fascistes italiens à leurs amis français, des admirateurs d'Hitler à ceux de Staline, ça se bousculait du côté de Belleville. Jusqu'aux anars, en route pour Barcelone. Et au milieu de tout ça, un corps décapité, un croque-mort fakir, des fusils baladeurs, un bateau fantôme. Une vraie toile surréaliste. Ca tombait bien, André Breton était de la fête. Et moi, là-dedans, je ne savais plus si j'étais le chasseur ou le gibier.


Tu ressembles à ma mort
Frédéric H. Fajardie
Edition des Equateurs


Mars 1938, la France fête la nomination du second gouvernement de Léon Blum ; quatre cheminots, chargés d’acheminer des trains spéciaux emplis d’armes pour les républicains de la guerre d’Espagne sont assassinés. Coupable probable : la Cagoule et ses sbires tous plus fous les uns que les autres : un tueur aux quarante coups de couteau, un italien matois, un intello bourré de tics… L’enquête est confiée au commissaire Perlbag, un gentleman solitaire et désabusé, rescapé de Verdun. Réalisé en partenariat avec l’association Colères du présent dans le cadre des 70 ans de la création de la SNCF, le livre a pour décor l’Arrageois… Un très bon polar signé Fajardie à lire en écoutant passer les trains.

fajardie.free.fr/index2.htm

2ème Guerre Mondiale

La mort n’oublie personne
Didier Daeninckx


8 mars 1963. Le jeune Lucien Ricouart, isolé dans une pension pour apprentis, s'acharnant à domestiquer sa solitude, est retrouvé mort noyé dans un bassin après que ses camarades l'aient traité de « fils d'assassin ».
Un professeur efface dans la boue, sous la pluie, son dernier message et son cri de révolte qui affirme au contraire et jusque dans la mort : « Mon père n'est pas un assassin ».
Vingt-cinq ans plus tard, un jeune historien enquête sur la vie de ce père. Sur cet homme au passé d'ouvrier dans le nord de la France. Sur son parcours de résistant. Sur ce qu'il est advenu après guerre qui autorise des gamins à pousser l'un des leurs au désespoir.


Boulevard des branques
Patrick Pecherot


Juin 1940, dans un Paris vidé par l'exode, Nestor, détective à l'agence Bohman veille sur un psychiatre dépressif. Mais le métier d'ange gardien n'est pas une sinécure. Surtout en temps de guerre. Comme des rats alléchés par la mort, une faune sinistre s'apprête à envahir la capitale. Truands, nazis, collabos … Quand l'or se mêle au plomb, la folie s'en donne à cœur joie et brouille tous les repères. Existe-t-il un lien entre le suicide d'un savant, l'appel au secours d'un inconnu et les fantômes de la guerre d'Espagne ? Quel secret un antifasciste allemand devenu aphasique peut-il détenir ? Pourquoi de faux policiers s'attachent-ils à ses pas ? Que cachent les hauts murs des asiles d'aliénés ? Pour le savoir, Nestor manquera de perdre la raison. Cette année là, c'était bien la dernière chose à faire. Après les Brouillards de la Butte et Belleville Barcelone, la nouvelle enquête du privé « de chez Bohman » explore le Paris sombre de la collaboration naissante.

www.pecherot.com/


Le réseau Corneille
Ken Follett
Livre de Poche

Pendant la Seconde Guerre mondiale, les services secrets britanniques ont missionné des espionnes sur le sol français. Ken Follett s'est inspiré de ce fait de guerre véritable pour construire un roman d'espionnage palpitant.
Betty a vingt-neuf ans, elle est officier de l'armée anglaise, l'une des meilleures expertes en matière de sabotage. À l'approche du débarquement allié, elle a pour mission d'anéantir le système de communication allemand en France. Après une première tentative catastrophique et coûteuse en vies humaines, Betty va jouer le tout pour le tout…




La Théorie du 1 %                
 Mon polar préféré ! Of course !
Frédéric H. Fajardie
La Table Ronde


La Théorie du 1% est un polar qui voit le commissaire Padovani enquêter sur une série de meurtres rituels en Normandie, dans le patelin de Pourceauville.
Les raisons de ces meurtres ainsi que le meurtrier sont vite connus du lecteur : en 1944, après le débarquement, les collabos de tout poil se sont offerts une virginité en lynchant le dernier Allemand du village. Un gosse de 16 ans, déserteur de son armée, amoureux d'une jeune fille qu'il a engrossée. Son massacre par huit hommes du village (dont le curé et l'instituteur), les tortures faites à sa fiancée, ont conduit cette dernière à la folie puis au suicide. Mais elle a eu le temps d'avoir un enfant, élevé par sa grand-mère. Celui-ci va passer vingt-cinq ans de sa vie à préparer sa vengeance macabre (il tue comme les autres ont tué et coupe le sexe et la langue de ses victimes).


La lune d’Omaha
Jean Amila


"On ne voyait rien que le ciel bas, sauf quand la barque piquait du nez..."
Vingt ans après, dans l'alignement blanc parfait des croix, le cimetière américain d'Omaha Beach offre sur la mer calme un point de vue à couper le souffle... Le sergent Reilly se souvient. Il est le gardien de ces tombes ; la mémoire et le seul survivant de la 4ème section. Il a refait sa vie et connaît les magouilles sordides des paysans locaux. Un petit monde matois, sous tension, à l'affût... Que le père Delouis casse sa pipe et révèle un secret bien gardé et la mort, à nouveau, rôdera sur la dune...


L’arme à l’œil
Ken Follett

 
1944. Les Allemands s'attendent à un débarquement. Mais où ?
Les Alliés ont édifié sur la côte, au nord de Londres, une formidable base où s'entassent, entre d'interminables rangées de baraquements, des chars, des avions, des canons - tout cela en toile peinte tendue sur du bois ou en carton-pâte.
Il s'agit de faire croire à Hitler que le débarquement se fera dans le Pas-de-Calais et non pas en Normandie. La supercherie a l'air de prendre. Mais qu'un agent ennemi découvre la vérité, et alors... Son nom de code, c'est Die Nadel, l'Aiguille. Car son arme préférée, c'est le stylet. Et lui, il découvre ce secret qui peut faire échouer le débarquement...
L'arme à l'œil, un extraordinaire roman d'espionnage pas comme les autres.


Bunker
Philippe Huet
Rivages

 
A Vallaville, plage du débarquement, le vieil Alfred Fournier possède un bar-hôtel qui a vu défilier collabos et résistants. Son fils Raymond et sa belle-fille Madeleine ont pris l’affaire en main et l’ont "modernisée" dans le style pub irlandais. L’établissement, rebaptisé le Dog Red, accueille les touristes désireux de se plonger dans le passé de la Seconde Guerre mondiale, et en particulier la nouvelle clientèle d’Allemands. L’un d’eux s’est précisément installé au Dog Red. Bel homme d’une quarantaine d’années, toujours poli, il est d’une discrétion exemplaire. Il se nomme Jürgen Schneider, mais on n’en sait pas beaucoup plus sur lui. Il passe ses journées à se promener dans la campagne et consulte des cartes. Qu’est-il venu faire à Vallaville ? C’est ce que se demande Alfred. Grangier aussi se le demande. Grangier, c’est un fondu du débarquement qui vit en ermite dans un ancien blockhaus. Que la présence de l’Allemand cache un secret ne fait de doute pour personne, surtout quand la mort violente survient. Et que l’arme du crime est un Garrant M1, l’arme des G.I. pendant la guerre...


Jusqu’à ce que mort s’ensuive                    
Roger Martin
Cherche Midi


Brillant étudiant issu de la bourgeoisie noire d’Atlanta, Douglas Bradley a posé sa candidature à la prestigieuse académie militaire de Colorado Springs. Lorsqu’elle est rejetée par les autorités militaires, c’est la consternation. Grâce à un de ses anciens professeurs, le jeune homme parvient à apprendre les raisons de l’armée : en août 1944, accusé de viol et d’agression, son grand-père, Robert Bradley, a été pendu en France dans un petit village de Normandie.
Indigné par l’attitude de son père, qui lui a caché la vérité, Douglas découvre l’existence d’une grand-mère, d’une tante et d’une cousine. Il se lance dans une recherche difficile, retrouve cette famille dont il ignore tout. Sa tante lui fait part de sa conviction profonde de l’innocence de Robert Bradley et lui confie des documents le concernant.
Bouleversé, le jeune homme décide de partir pour la France. Auparavant, il a rencontré l’aumônier qui a assisté son grand-père dans ses derniers moments et un ancien du Pittsburgh Courier, le fleuron de la presse noire des années 1940. Leurs confidences renforcent sa propre croyance en l’innocence de son grand-père.
En Normandie, il ira de rencontre en rencontre, de découverte en découverte. Des compagnons de son grand-père abattus dans d’étranges circonstances, des soldats de son unité qui ont déserté et dont toute trace a été perdue, un cimetière clandestin où reposent 96 soldats américains condamnés à la peine capitale, tout semble indiquer que Douglas Bradley a involontairement exhumé un squelette bien caché au fond d’un placard. Surveillé puis traqué par des agents de la Defense Intelligence Agency, les services secrets de l’armée, son enquête le conduira au coeur des Ardennes belges où se trouve, peut-être, la clef de l’énigme en la personne du mystérieux survivant du petit noyau des amis de son grand-père. C’est là, entre traques, poursuites et filatures, que Douglas Bradley apprendra l’incroyable vérité.

Permettez moi de vous faire découvrir Roger Martin, que je lis : polars, BD (AMERIKKKA)... et critiques de polars dans l'Huma.
Un " engagé " , loin des pisse-froids ambiants...


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