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Syndicat FORCE OUVRIERE des territoriaux de AIX NOULETTE

Actualités FO


ÉDITORIAL DE JEAN-CLAUDE MAILLY DATÉ DU MERCREDI 4 MARS 2009

 UN 19 MARS PLUS PUISSANT QUE LE 29 JANVIER


90.200 chômeurs supplémentaires officiellement recensés au mois de janvier 2009.

Pour mesurer l’importance de cette augmentation (du jamais vu en un mois), il suffit de noter que, sur toute l’année 2008, l’accroissement a été de 217.000.

Derrière les chiffres, ce sont surtout 92.000 personnes qui se sont inscrites à Pôle Emploi parce qu’elles cherchent un travail. Et ce nombre ne concerne que les candidats disponibles pour un emploi à temps plein et ne comprend pas toutes celles et ceux qui sont, par exemple, en sous-emploi avec du chômage partiel.

Depuis plus d’un an, nous expliquons que cette crise est une crise du système. Au début, certains nous regardaient avec des yeux ronds en disant que nous avions tort, que ce n’était qu’une crise financière sévère mais temporaire.

Les faits confirment notre analyse.

Oui, il y a une dimension internationale à cette crise, tout simplement parce que tous les pays sont touchés et que le système capitaliste est lui-même mondialisé. Sur ce plan, le G20 de début avril, s’il veut avoir un effet, ne doit pas se contenter de quelques modifications de règles comptables: il faut, par exemple, interdire les paradis fiscaux, reréglementer rapidement et lancer une relance mondiale.

Oui, il y a une dimension européenne à la crise. Celle-ci montre qu’une construction européenne basée sur le libre-échange, la liberté de circulation des capitaux, la prétendue libre concurrence, le recul des pouvoirs publics, la déréglementation et la libéralisation n’est pas un «plus» pour les pays membres, mais un «moins». C’est donc la nature de la construction européenne et ses priorités qu’il faut réorienter.

Oui, il y a aussi une dimension nationale.

Cette crise marque l’échec cuisant des tenants du capitalisme libéral. Il ne devrait pas y avoir de honte à le reconnaître, y compris pour celles et ceux qui se trouvent percutés dans leurs convictions ou intérêts. Le seul pragmatisme ne doit pas être un alibi ou une échappatoire pour éviter les débats et questions de fond.

Or, force est de constater que ce n’est toujours pas le cas dans notre pays.

Dans une telle situation, il faut à la fois donner un sens (c’est-à-dire une vision) et savoir activer toutes les manettes.

À une crise de système, il faut répondre par une refonte du système.

Le seul plan de relance de 26 milliards d’euros sur l’investissement est notoirement insuffisant. Il faut maintenant le compléter par un soutien à la consommation.

Cela passe, bien entendu, par une augmentation du pouvoir d’achat des salaires, retraites et minima sociaux pour réduire les inégalités et contribuer à remplir les carnets de commandes.

Cela passe aussi par la mise en œuvre de moyens financiers pour prolonger l’indemnisation du chômage et permettre la mise en place d’une allocation d’insertion pour les moins de 25 ans, qui n’ont rien. Cela passe encore par la remise en place de l’allocation équivalent retraite.

Il faut encore qu’en contrepartie des aides accordées, l’État exige le maintien des emplois.

Il faut enfin geler les suppressions de postes dans la fonction publique.

Tout cela n’est pas conforme aux dogmes libéraux? Raison de plus, car ce sont ces dogmes qui sont à l’origine de la crise.

Cela va coûter cher? Peut-être, mais envisage-t-on demain des centaines de milliers de personnes supplémentaires sans indemnisation? Se référer à la justice c’est bien, la mettre en œuvre c’est mieux. C’est pour cela qu’il ne faut pas hésiter à remettre en cause la loi TEPA et à taxer plus fortement les entreprises du CAC 40 qui réalisent des profits.

Cela doit participer de la redistribution indispensable.

Sur toutes ces questions, il y a urgence. C’est une question de volontarisme et de choix.

C’est ce que nous réaffirmerons avec force le 19 mars, un 19 mars qui doit être plus puissant que le 29 janvier.

– Augmentation générale des salaires, minima sociaux et retraites.
– Moratoire (gel) des licenciements.
– Abrogation de la loi TEPA.
– Arrêt de la RGPP et des suppressions de postes dans la fonction publique.

http://www.force-ouvriere.fr


LA CRISE N'AFFECTERAIT PAS LES FONCTIONNAIRES!

Telle est la conclusion que l’on peut tirer des propos de M. Woerth à l’occasion de la réunion « multilatérale » réunissant les organisations syndicales et les ministres de la Fonction publique.

Qui plus est, les fonctionnaires - qui n’ont pas à souffrir des licenciements - devraient faire preuve de civisme, selon M. Woerth…

Aux demandes formulées par FO et les autres organisations syndicales:

– d’un arrêt des suppressions de postes dans la Fonction publique (100 postes / jour sont supprimés);

– d’un arrêt de la RGPP (révision générale des politiques publiques);

– d’une augmentation du pouvoir d’achat des fonctionnaires par une revalorisation de la valeur du point d’indice et des grilles indiciaires.

M. Woerth répond: «en période de crise on a besoin d’un surcroît de civisme et non d’un surcroît de revendications»!

Le ministre s’en tient à son agenda en jugeant utile de confirmer la volonté du gouvernement de mener les réformes concernant la Fonction publique.

De tels propos sont incompréhensibles et n’apportent pas les réponses concrètes qu’attendent les fonctionnaires et agents publics, notamment suite à la forte mobilisation du 29 janvier!

Unanimement les organisations syndicales ont fait part de leur frustration face à cet autisme.

C’est pourquoi plus que jamais, l’appel à la mobilisation du 19 mars trouve toute sa justification.

Les salariés du privé comme du public n’ont pas à payer les conséquences de la crise!

mardi 3 mars 2009
http://www.fo-fonctionnaires.fr/


COMMUNIQUE DU BUREAU DE LA Fédération Générale des Fonctionnaires -FO

Le bureau de la Fédération Générale des Fonctionnaires - FO réuni ce 16 février 2009 se félicite de la déclaration interprofessionnelle du 9 février 2009. Il considère qu’après la forte mobilisation et les grèves du 29 janvier 2009, le Président de la République n’a pas apporté de réponse concrète et immédiate aux exigences et revendications
légitimes des fonctionnaires et agents publics de l’Etat.

Force ouvrière rappelle que l’augmentation des traitements, les suppressions d’effectifs, la RGPP, le maintien des valeurs de la république ainsi que du Statut demeurent les principales préoccupations des fonctionnaires et de l’ensemble des salariés du public.

Pour Force Ouvrière ces questions doivent recevoir des réponses rapides et concrètes de la part du gouvernement lors de la rencontre du 18 février 2009.

Le bureau de la FGF-FO exige l’ouverture immédiate de négociations sur :

    - L’augmentation significative de la valeur du point et la réévaluation de l’ensemble de la grille indiciaire pour améliorer la carrière des fonctionnaires,

    - L’arrêt de la politique de suppressions d’emplois et un moratoire immédiat sur celles contenues dans le budget 2009,

    - Le retrait de projets porteurs de lourds reculs pour la population et les personnels, et qui se traduisent notamment par des délocalisations et des fermetures massives   
      de services de proximité, et l’aggravation des conditions de travail,

    - Les moyens nécessaires à la pérennisation des missions publiques en lieu et place de l’actuelle politique d’austérité imposée aux services de l’Etat, aux collectivités
      locales et aux établissements hospitaliers,

Le bureau de la FGF-FO exige par ailleurs le retrait du projet de loi dit de mobilité et des parcours professionnels dont l’objectif principal consiste à permettre le licenciement des fonctionnaires.

Le bureau de la FGF-FO demande l’arrêt de la révision générale des politiques publiques (RGPP) qui conduit à la déconstruction de l’Etat républicain et à la liquidation du service public organisant ainsi l’abandon, l’externalisation ou la privatisation de certaines missions.

Le bureau de la FGF-FO rappelle sa détermination pour le développement de services publics de qualité, dotés de tous les moyens nécessaires pour répondre aux besoins sociaux et de solidarité.

Dès ce jour, le bureau de la FGF-FO soutient toutes les actions en cours dans la Fonction publique ainsi que celles menées par les syndicats FO en Outre-mer et appelle l’ensemble de ses structures à se mobiliser et à s’inscrire pleinement dans la journée d’action interprofessionnelle du 19 mars prochain en demandant à tous les fonctionnaires et agents publics d’en assurer la réussite par la grève et les manifestations.

46, rue des Petites Ecuries 75010 – PARIS – Tél. : 01.44.83.65.55 – E-mail : contact@fo-fonctionnaires.fr - 16 Février 2009


SOMMET SOCIAL : RIEN POUR LA FONCTION PUBLIQUE !


Lors du « Sommet » social convoqué hier, le Président de la République n'a pas répondu aux revendications légitimes des deux millions de manifestants mobilisés le 29 janvier dernier.

Les fonctionnaires et agents publics de l'Etat attendaient des mesures concrètes sur les questions urgentes des rémunérations, des emplois et du maintien des missions de service public.

Au contraire, le Président de la République a confirmé le poursuite de ses réformes :
- Maintien du non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite
- Maintien de la révision générale des politiques publiques (RGPP)
- Maintien de sa volonté de ne pas augmenter la valeur du point d'indice.
- Pour la FGF - FO, le Président de la République a adressé délibérément une fin de non-recevoir aux revendications des fonctionnaires.

Il fait la sourde oreille et ignore les grévistes et les manifestants.

Nicolas Sarkozy choisit l'épreuve de force !

Soit ! Nous lui répondrons lors de la journée de mobilisation interprofessionnelle du 19 mars, afin d'exprimer avec force et conviction les revendications de la FGF - FO.

Fait à PARIS, le 19 février 2009  - http://www.fo-fonctionnaires.fr/





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