Collectif pour les solutions alternatives à l'autoroute CASTRES - TOULOUSE

COLLECTIF RN126

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Mise à jour du     9 mars 2010               Quoi de neuf sur le site ? 

LE DEBAT PUBLIC est TERMINE depuis fin janvier, mais ...

FIN MARS 2010
, rapport de la Commission Particulière sur le débat,

FIN JUIN 2010 au plus tard, décision de l'Etat.


Ils ont dit dernièrement ...

 P. BUGIS maire de Castres le 06/03/10 sur la DEPECHE du MIDI (voir l'article) :
" ... Qu'il s'agisse d'économie, de sécurité, d'équilibre régional ou de développement durable, le caractère indispensable de l'autoroute a été démontré. On a bien senti, lors des dernières réunions, que les opposants étaient démunis face à cette dynamique. L'argument consistant à dire « je ne veux pas d'autoroute dans mon jardin » est compréhensible, ... "

A l'évidence, M. le Maire de Castres n'a pas pris connaissance de l'argumentaire et des dossiers d'études du collectif RN126. Peut-être sont-ils trop techniques et ne les comprend-il pas. Mais réduire les arguments du collectif à « je ne veux pas d'autoroute dans mon jardin », c'est faire preuve d'une hypocrisie digne d'un Tartuffe, et pour le moins prendre les citoyens pour des truffes. Rappelons que les études menées par le collectif sur les principaux aspects du projet autoroutier (voir ci-après), n'ont pas été remises en cause, ni par les experts ni par la DREAL.  Histoire de rire des propos du maire de Castres, on se souviendra qu'à Lavaur, les partisans de l'autoroute ont lu deux fois la même intervention. Manque d'organisation ? Intervenants qui ne savent pas ce qu'ils lisent ? A court d'arguments ? Chacun choisira sa version.

Et dans le genre "Pas d'autoroute dans mon jardin", le maire de Lavaur B. CARAYON l'emporte haut la main quand il déclarait
il y a 2 ans lors du débat sur le Grand Contournement Autoroutier de Toulouse :

" ...  Pas question que le contournement passe trop près de ma ville. Il faudra étudier un parcours qui évite de causer des nuisances trop importantes". Le député veut bien le beurre, l'argent du beurre, mais il est hors de question, à ses yeux, que cette future rocade, défigure le Pays Vaurais. ... "
B. CARAYON - la DEPECHE du MIDI -20/09/2007 - GCAT : ce qu'espère le Tarn


Enfin, un autre petit retour
en arrière de quelques années, en ... 1998. M. BUGIS était alors conseiller municipal dans l'opposition, et tenait un tout autre discours dans une interview du Tarn Libre en parlant de la section Castres Soual.
Morceaux choisis :

" ... Est-il bien raisonnable, alors que le tracé existe, qu'il suffit d'élargir entre Castres et Soual afin de porter à 2x2 voies, alors que les réserves foncières sont en parties effectuées, de parler tout à coup de créer une voie ailleurs "

" ... Pourquoi prétendre faire mieux, mais ailleurs, pour plus cher et dans dix ans ? "

" ... Que dire en outre des conséquences dramatiques qu'un déplacement de la liaison Castres - Soual entraînerait pour les commerces et entreprises situés à Melou Chartreuse en bordure de l'actuelle RN126 ? "

" ... Comment justifier enfin un tracé qui traverserait la zone naturelle du DICOSA ?
"

Il y a 12 ans M. BUGIS aurait pu militer pour le collectif RN126 ...

... mais au pays du vent d'Autan, les girouettes ne sont-elles pas reine ?




B. RAYNAUD vice président du Conseil Régional Midi-Pyrénées le 06/03/10 sur la DEPECHE du MIDI (voir l'article) :
Bernard RAYNAUD souligne que l'hypothèse d'une autoroute payante ne va pas sans poser de gros problèmes :
« Un péage à 15 € est inacceptable, la demande de subvention publique reste très floue, les accords sur le foncier sont très compliqués et on n'est pas sûrs qu'un concessionnaire s'engage. »

A ceux qui prétendent (voir propos du maire de Castres ci-dessus) que les arguments du collectif RN126 n'ont pas fait mouche, les propos du vice président du Conseil Régional Midi-Pyrénées sont là pour démontrer le contraire. Un projet autoroutier au péage à 15 € créant une discrimination sociale, une subvention d'équilibre sous évaluée, et un équilibre financier du projet impossible pour un concessionnaire sans argent public, ce sont une partie des arguments du collectif RN126 que l'on retrouve dans les propos du conseiller régional.

Contrairement à M. BUGIS, M. RAYNAUD, lui, a bien lu et bien compris les études du collectif RN126.
 



Dans l'analyse des interventions sur le projet autoroutier, nous vous recommandons le site ...
  Castres Autreroute

L'essentiel du collectif RN126 ...

Coûts et équilibre financier
  • Synthèse sur l'analyse des coûts : => lien
  • "Non" équilibre financier du projet autoroutier : ou comment demain les collectivités devront débourser 200 M€ => lien
 
Sécurité et trafics sur la RN126
  • Sécurité routière : la RN126, une route pas plus dangereuse que les autres et 4 x moins que la RD112 (Castres - Lavaur) => lien
  • Trafics en 2025 : surprenant, une 2x2 voies partielle et gratuite serait plus performante qu'une autoroute => lien

Solutions alternatives
  • TER routier : un manque à combler en urgence => lien     (TER = Transport Express Régional)
  • Solutions d'aménagement de la route : ou comment faire mieux et moins cher qu'une autoroute. => (en cours de rédaction)

Les demandes d'étude du collectif pendant le débat
  • Demande d'étude : => lien
  • Cahier des charges : => lien

Les cahiers d'acteurs du collectif

Enfin, ces documents ne sont qu'une partie des écrits et analyses que nous avons menés.
Nous avons posé de nombreuses questions et produit de nombreuses contributions disponibles sur le site de la Commission Particulière.
 

Réunion de clôture du débat public le 28/01/10

Intervention du collectif RN126
" Mesdames, Messieurs, ce débat était indispensable, mais aussi frustrant. Ce débat était indispensable parce que c’est la loi, et que la tentative de passage en catimini de cette affaire en 2007 était inacceptable, et n'avait pour but que de cacher toutes les incohérences de ce projet autoroutier.

Ce débat était frustrant, parce que les services de l'Etat que vous représentez M. Crocherie, ont volontairement réduit le débat au mode de financement d'une 2x2 voies. Je vous entends me dire, « Oui mais c'est la décision ministérielle de 1994, les instructions qui viennent d'en haut, etc. ». Et alors ! Cela vous empêchait-il M. Crocherie d’élargir votre dossier à d'autres scénario, l’aménagement de la route par exemple, comme vous l'avez fait avec votre scénario volontariste sur le rail ?
Avec un peu d'imagination et de volonté, c’était possible, et vous auriez gagné du temps, plutôt que de chercher à dissimuler dans un dossier non sincère tous les éléments à charge de l'autoroute. Sur ce sujet, j'invite chacun, et particulièrement les élus, à consulter les analyses du collectif RN126, et je ne doute pas que la DREAL les transmettra à son ministère de Tutelle pour l'éclairer dans sa décision, comme le lui a demandé la CNDP dernièrement. Vous avez refusé la comparaison de ce projet à un aménagement raisonné de la RN126. Quel était le problème ? Que le projet ne sorte pas « vainqueur de cette comparaison » ? Si l’autoroute était vraiment la meilleure des solutions, vous n'aviez rien à craindre de cette comparaison, et le débat était clos.

Maintenant je souhaiterais m'adresser aux élus et aux collectivités territoriales. Il va vous falloir dorénavant être très vigilants sur cette affaire et vous retrousser les manches, parce que le temps des grands discours pour ce débat est terminé.
Il vous faudra être très vigilants, parce que si l'autoroute est décidée, les collectivités territoriales devront assurer l'équilibre financier de l'autoroute à péage, avec une subvention d'équilibre au minimum à 180 M€, et le risque peut être d'avoir une clause de déchéance au contrat du concessionnaire. Je vous invite à lire notre dernière étude à ce sujet.
Il vous faudra vous retrousser les manches, car si l'autoroute est abandonnée, tout restera à faire. Le plan B, vous y avez réfléchi ? Les services de l'Etat se sont-ils penchés sur le sujet ? Sincèrement, j'en doute.

Pour ce qui nous concerne, nous avons des propositions très sérieuses à faire pour l'aménagement de l'axe Castres Toulouse, c'est pourquoi je vous donne rendez vous demain pour que nous réfléchissions ensemble à ces solutions.
Et une chose est sûre, si le bon sens et l'intérêt collectif ne l'emportent pas, des recours sont à prévoir, comme ont pu le faire des associations auparavant.

Je vous remercie pour votre attention. "




     Affichez votre opposition à l'autoroute, signez la pétition
 c'est dans notre rubrique   Tracts RN126



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