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Protestation des lycéens Le mouvement s'essouffle
par M. A. & H. S. Et Correspondants
 Les lycéens de la ville d'Alger ont battu le pavé, hier. Ils sont sortis dans la rue pour demander l'allègement du programme scolaire, et plus particulièrement, celui des classes de la terminale.
Les élèves de plus de 17 lycées d'Alger se sont rassemblés, tôt dans la matinée d'hier, près de la Faculté centrale pour entamer une marche. Mais, aussitôt rassemblés, les élèves, qui scandaient des slogans contre « le programme chargé », ont été encerclés par un dispositif sécuritaire impressionnant. Ils ont été repoussés petit à petit vers la ruelle Ghar Djebilet, près du lycée Kheireddine Babaaroudj ex-de la croix, non loin de la Faculté centrale.
Les élèves des lycées Amara Rachid, de Bouatoura, Mentouri, El-Mokrani, Okba, l'Emir Abdelkader ainsi que d'autres lycéens qui sont arrivés de Baba Hassen, de Draria et de Zéralda ne décolérèrent pas, tentant, à maintes reprises, de forcer le cordon de sécurité, mais en vain. Une vintaigne de lycéens ont été interpellés et aussitôt relâchés.
Une jeune lycéenne est bousculée par des policiers, mais rien de grave. Les services de sécurité ont tenté vers les coups de 11 h de négocier avec les délégués des lycéens pour les disperser dans le calme. Une voiture de police arrive, à son bord un lycéen, qui a pris un porte-voix pour avertir ses amis qu'il y avait parmi eux des personnes étrangères qui ne sont pas des lycéens et qui se sont infiltrés dans le mouvement. Les lycéens ne se découragent pas et demandent aux policiers de les laisser librement marcher vers le ministère de l'Education. Sur place, ils scandaient sans cesse « on n'est pas des cobayes », en brandissant des banderoles à travers lesquelles, ils dénonçaient la surcharge des programmes scolaires et l'augmentation du nombre des épreuves à passer à l'examen du baccalauréat. Sur les banderoles on pouvait lire « ce nouveau programme menace notre avenir ».
En attendant la réunion de jeudi
Quelques heures plus tard, une autre voiture de police arrive, à son bord une jeune lycéenne qui, elle aussi, prend un mégaphone pour tenter de raisonner les lycéens. « J'invite un délégué de chaque lycée à dialoguer avec les représentants du ministère de l'Education au lycée Bouatoura ». Un cri de la foule lui répond « non ». Les lycéens ont expliqué ce refus par le fait que Benbouzid les a abreuvés de mesures « exaspérantes ». Entre eux, ils tentaient de s'organiser et de maintenir le mouvement grâce aux téléphones portables. Vers la fin de la matinée, les lycéens se sont scindés en plusieurs groupes, chacun d'un lycée, en prenant le chemin de Meissonnier pour monter vers la rue Didouche Mourad. Mais là aussi, la procession est détournée par les policiers et prend le chemin du Telemly. D'autres lycéens, en l'occurrence des communes d'El-Harrach, de Bach Djarah, de Oued Ouchaiyah ont marché jusqu'à la route moutonnière, avant d'être repoussés petit à petit par les services de la police. Les lycéens de Kouba, d'Hussein Dey et de Aïn Naadja ont marché jusqu'à l'ancien siège du ministère de l'Education.
Comment les lycéens sont-ils parvenus à s'organiser et à unifier leur action ? Des élèves du lycée Bouatoura nous expliquent: « tout a été fait à travers les téléphones portables entre amis et connaissances ».
Enfin, à la fin de cette journée de protestation et de ces marches, un des délégués des lycées nous a informés que demain les lycéens reprendront les cours et qu'une réunion entre délégués des lycées aura lieu, jeudi prochain, au lycée Amara Rachid pour «voire claire», a-t-il dit.
Les lycéens d'Oran partagés
A Oran, le mouvement de protestation lancé par les lycéens contre la surcharge des programmes de terminale a perdu de son intensité de la veille, mais ne s'est pas arrêté. La protestation a, en effet, baissé en ampleur, à en juger par le taux faible des lycéens qui ont manifesté hier, à travers des marches ou des rassemblements devant l'Académie. Le mouvement commence à s'essouffler et les protestataires qui maintiennent toujours le mot d'ordre de protestation y vont désormais en rangs dispersés. Une sorte de sentiment de succès, animait cependant la majorité des lycéens protestataires qu'on a approchés, hier, celui d'avoir réussi à faire entendre leur voix légitime, d'avoir orchestré une action commune qui a été couronnée par l'obtention d'un engagement officiel du ministère de l'Education nationale que les sujets d'examens porteront uniquement sur les unités pédagogiques effectivement dispensées.
D'autre part, le dispositif sécuritaire déployé sur la place était plus imposant qu'avant-hier. Les forces de l'ordre qui appréhendaient en fait une escalade de la manifestation ont renforcé leur présence dans le périmètre de la direction de l'Education, transformée par l'événement en un « foyer » de tension, d'autant plus stratégique aux yeux des autorités qu'il est situé à un jet de pierre de plusieurs institutions de l'Etat, dont notamment le siège de la wilaya. Les lycéens, par petits groupes d'une dizaine chacun, se sont attroupés devant l'Académie où ils ont été observés vers les coups de 9h30. Nourri par de petites marches séparées, à partir de plusieurs points de départ épars, le rassemblement - portables aidant - grandissait telle une boule de neige pour atteindre son maximum aux environs de 11h. Y étaient présents des lycéens de plusieurs établissements de la ville d'Oran : lycée Pasteur, Mustapha Heddam (Les Castors), Oussama Ibn Zeïd (Boulanger), Ibn Mehraz Ouahrani (St Eugène), Ben Othmane (Maraval), Mehadji Mohamed El-Habib (Maraval) et les lycées technique El-Khawarismi (Savignon) et Allal Sidi Mohamed (ex-lycée jeunes filles). Les établissements des autres daïras de la wilaya d'Oran n'étaient pas en reste, même si dans ces localités à l'instar d'Aïn El-Turck, Arzew et Boutlélis, la mobilisation des lycéens était partielle et était limitée au boycott des cours, notamment pour les filières Sciences et Mathématiques. Deux principales « tendances » prévalaient chez les lycéens : une tendance à la reprise des cours et une autre à la poursuite de la « grève » jusqu'au 27 janvier. Et entre ces deux tendances, il y a le bloc des « non-grévistes », ceux qui ont continué à assister à leurs cours sans prêter oreille au mot d'ordre. Quant à ceux qui ont boudé provisoirement les classes - et ils sont légion - une partie d'entre eux ont rejoint hier leurs établissements après les éclaircissements et assurances du ministère de l'Education, alors que l'autre partie a décidé de maintenir son mouvement de protestation jusqu'au 27 janvier, donnant ainsi, selon eux, « un délai d'une semaine au ministère pour alléger, d'une manière officielle et effective, les programmes de terminale en en supprimant une partie des unités pédagogiques.
La tension baisse à Constantine
A Constantine, « la protesta » des lycéens des classes de terminale qui a paralysé depuis jeudi denier la majorité des établissements de la ville, nonobstant la grande détermination dont a fait preuve le mouvement, s'est quelque peu « essoufflée », hier, jusqu'à s'éteindre presque complètement en fin de journée. A l'évidence, le flot compact et coloré des marches arrivant de toutes les directions et convergeant vers la direction de l'Education dans le quartier administratif du Coudiat et/où s'installaient chaque jour des rassemblements imposants, qui ont nécessité parfois l'intervention « musclée » des agents de l'ordre, semble s'être tari, laissant place, hier, à un sentiment de malaise parmi les lycéens.
Et pour cause ! Les lycéens qui ont investi les rues à Constantine, à l'instar de tous ceux qui ont suivi le mouvement dans la plupart des grandes villes du pays, n'ont pas l'impression que leur cri ait été entendu, même si, pour calmer les esprits, un embryon de dialogue semble s'être noué ces dernières 24 heures, entre les délégués des lycées et le directeur de l'Education. A la vérité, s'il est absolument avéré que sur le plan local, il n'y aura pas de réponse audible des responsables du secteur à l'endroit des lycéens, au niveau national, la communication n'est pas meilleure et le contentieux, né de la réforme de l'éducation prônée par le ministère de l'Education, est plus que jamais présent. Qu'ils aient rouvert leurs portes, comme ce fut le cas, hier, pour certains établissements de la ville dont les élèves ont repris les cours, ou qu'ils soient encore désertés pour d'autres, la démonstration de force des lycées à Constantine ne peut être comptabilisée, seulement au chapitre des pertes et profits de l'Education nationale.
A Jijel, le mouvement de protestation déclenché par les élèves de terminale a touché, hier, sept établissements de l'ensemble de la wilaya. Il s'agit des lycées du 08 mai 1945, Draa, Bouraoui, El-Kendy dans la ville de Jijel et des lycées Ahmed Francis dans la commune de Sidi Abdelaziz et de Dekhli Mokhtar et le nouveau lycée, situé dans le quartier de l'ex-gare, nouvellement inauguré. Les élèves de terminale des établissements de la ville de Jijel ont tenu hier, un rassemblement devant le siège de la direction de l'Education, en signe de protestation contre la surcharge des programmes qu'ils jugent contraignante. Ils ont, par ailleurs, organisé une marche en plein centre-ville. Les services de sécurité ont procédé à l'interpellation de plusieurs dizaines de jeunes manifestants. Les directeurs des établissements dont les élèves sont en grève ont tenu des réunions avec les animateurs de cette protesta.
Arrêt de cour inutile
tous pour le 23
Après plusieurs manifestation et grève de la part des étudiants algérien toute wilaya confondus tous le monde se demande ou en sont les négociation aujourd’hui et malheureusement je suis au regret de vous dire que elle en sont a un point mort et tous ceux qui vous affirment que le gouvernement a pris des mesures pour calmer les foules et régler le problème ce n’est hélas pas le cas car même si il y a plusieurs rumeurs qui cours telle que ceux qui disent que le gouvernement va rayer le 3eme trimestre du programme or du bac ne sont que des spéculation car rien d’officiel ne confirment cela et pour preuve la grève a persister aujourd’hui malheureusement qui ne sont pas aussi importante que celle d’hier mais nous noterons en particulier que la majorité des étudiant faisait partis du lycée Ibrahim Tazi qui n’a pas été aussi présent hier enfin nous tenons a noter qu’un mot circulent qui dit que le gouvernement a jusqu’au mercredi 23/01/2008 pour montrer un signe de bonne volonté sinon une grève générale autrement dit national sera prononcés et ne sera levés qu’a condition que le gouvernement règle ce problème.
De karim ouharzoune
La protestation des lycéens contre la surcharge des programmes de terminale gagne en ampleur.
Hier, dans plusieurs wilayas du pays, des candidats au bac 2008 ont boudé les cours et sont sortis dans la rue pour revendiquer l’allègement des nouveaux programmes et l’adaptation des sujets d’examen avec les cours effectivement dispensés. Des marches de contestation ont été organisées dans plusieurs wilayas.
A Oran, les élèves de terminale ont réinvesti hier la rue, après la marche avortée jeudi par les forces de l’ordre pour protester contre la surcharge des programmes pédagogiques. Cette fois-ci, les lycéens étaient mieux organisés et le mot d’ordre de manifestation avait bien circulé grâce aux téléphones portables, aux tracts mais aussi à Internet, où un site électronique a été mis en ligne par les contestataires pour mobiliser leurs camarades. Il était 9 h quand les lycéens de plusieurs établissements de la ville d’Oran ont décidé de descendre dans la rue pour une marche de contestation vers la direction de l’Education. Les forces de sécurité mobilisées pour éviter tout débordement avaient essayé à maintes reprises d’empêcher la marche des lycéens dans le 1er boulevard périphérique, mais le nombre impressionnant des contestataires a compliqué la tâche des policiers. Quelques lycéens ont affirmé qu’ils avaient été bastonnés par des éléments des services de sécurité. De son côté, une source de la police a démenti ces propos, tout en précisant qu’il n’y a eu aucune interpellation durant cette action de contestation.
Des centaines de lycéens ont réussi tout de même à atteindre la direction de l’Education, qui a été assiégée durant plus de deux heures par les contestataires, qui ont exigé de rencontrer le directeur de l’Education pour obtenir «des éclaircissements mais surtout des garanties» quant à la prise en charge de leurs revendications. Un grand rassemblement a été tenu, à partir de 10 heures, par les lycéens au niveau du siège de la direction de l’Education. Une foule compacte de lycéens s’est amassée devant l’Académie et ses abords.
Si le sit-in des jeunes manifestants n’a connu aucun dérapage, il n’en demeure pas moins que les policiers mobilisés sur place étaient sur les dents. Les visages des éléments des forces de l’ordre, dépêchés sur les lieux à bord de quatre fourgons - sans compter les véhicules bleus en stationnement devant le siège de la wilaya côté parking -, laissaient transparaître une certaine tension. Arborant des pancartes dénonçant « les programmes surchargés » et réclamant leur « décompression » et surtout « l’élaboration des sujets de l’examen du bac en fonction du programme effectivement dispensé », les manifestants ont été unanimes à exprimer leurs appréhensions d’être interrogés au bac sur des sujets qui figurent sur le programme mais non enseignés en classe.
Au plus fort de la grogne, aux environs de 11 heures, le directeur de l’Académie accepte de prendre langue avec les représentants des lycéens manifestants pour écouter leurs doléances, les éclairer sur certains points et calmer les esprits. Le premier responsable de l’Education nationale au niveau de la wilaya d’Oran, accompagné d’un nombre de responsables de son Académie, reçoit ainsi des « délégués » des lycées prenant part à la protestation. Dans un point de presse qu’il a animé à l’issue de sa réunion avec les représentants des lycéens, le directeur de l’Académie a souligné que « les revendications des lycéens de la 3ème année sont parfaitement légitimes », dans la mesure où, a-t-il ajouté, « le nouveau programme des classes de terminale pose un problème ». Il nuancera toutefois en ajoutant: « Le nouveau programme n’est pas surchargé sur le plan contenu pédagogique, mais c’est la manière d’aborder ce programme qui n’est pas à la hauteur ». Mais il rectifiera un peu plus loin: « Je ne suis pas en train de remettre en cause le travail des enseignants, mais il s’agit de la première année bac de la réforme et c’est normal qu’il y ait quelques difficultés ».
Le même responsable a tenu à rappeler « les précisions » du ministère, à savoir que « les sujets du bac ne porteront que sur les programmes effectivement dispensés » et que « les cours seront prodigués selon le rythme et la cadence normaux ». Il est à noter par ailleurs que les lycéens protestataires se sont donnés le mot de reprendre les cours dès aujourd’hui, mais ont menacé de reprendre le mouvement de protestation si le ministère ne concrétise pas son engagement.
A Aïn Témouchent, le mot d’ordre de la veille a été respecté. Environ 600 élèves ont observé un sit-in devant la direction de l’Education de Aïn Témouchent. Il s’agit de lycéens de la terminale venus des établissements de Aïn Témouchent et de Chaabet El-Leham pour présenter une plate-forme de revendications à la direction de l’Education. « Au moins six lycéens faisaient partie du groupe devant s’entretenir avec les premiers responsables du secteur », affirmait une lycéenne venue du lycée Bachir Ibrahimi de Aïn Témouchent.
HUIT LYCEENS INTERPELLES A CONSTANTINE
A Constantine, les élèves de terminale, qui projetaient de relancer le mouvement de protestation après un premier échec essuyé la semaine dernière, ont été « impressionnés » par le dispositif mis en place dès 6 h du matin par les services de sécurité.
Les élèves du lycée Tarek Ibn Ziad, principaux animateurs de la marche, étaient les premiers à être surpris par la présence des policiers à proximité du lycée Zighoud Youcef, lieu de leur première escale. Il était 8h15 quand les élèves des deux lycées, empêchés de rejoindre le lycée Ahmed Bey, ont décidé de détourner la marche vers l’autoroute du boulevard de l’Est pour remonter par les escaliers menant vers la cité Ahmed Bey (ex-Lauriers roses) et contourner ainsi le cordon de sécurité. Mais le barrage fixe installé à proximité du CEM Khoualdia les a dissuadés, comme il l’a fait pour la procession d’élèves venus du technicum de Djebel Ouahch. Coincés entre l’autoroute du boulevard de l’Est et leurs établissements respectifs, les protestataires ont fini par se rendre à l’évidence et décident d’observer un « wait and see », espérant le départ des policiers.
A 9h 10, les élèves du lycée Ahmed Bey, ignorant tout de la situation, mettent en branle la marche et tentent de rejoindre comme convenu les élèves de Tarek Ibn Ziad et Zighoud Youcef, mais les nombreux policiers en faction devant l’ENS, qui avaient prévu cette démarche, ont vite fait, et avec diplomatie, de leur faire rebrousser chemin.
Réalisant la difficulté de rejoindre le gros de la troupe au lieu du rendez-vous, les contestataires décident de changer de cible et détournent la marche vers le technicum Ali Boussehaba et le lycée Saadi Tahar Harat: mais là aussi, la stratégie mise en place par les service de sécurité a réussi à les en dissuader, les obligeant à rebrousser chemin. Ainsi, ils furent repoussés jusqu’au lycée Ahmed Bey. « Nous n’avons pas prévu cela », reconnaît un lycéen déçu par la tournure des événements.
Questionné sur la suite à donner, il avoue: « Beaucoup de camarades nous ont lâchés, et si nous avons échoué ce matin où il y avait les élèves des sep lycées de la circonscription, nous ne pouvons pas réussir maintenant que beaucoup se sont résignés à reprendre les cours ». A 10h15, tous les lycées ont retrouvé le calme et les élèves ont soit regagné leur domicile, soit ils ont réintégré leur classe. « La situation est parfaitement maîtrisée et aucun dégât n’est à signaler », nous déclare un policier responsable des opérations, sur le terrain depuis 6 h. Au centre-ville, la marche en branle depuis les lycées Malek Haddad et Boudjenana n’est pas allé plus loin que le stade Benabdelmalek, où le mouvement fut stoppé par les policiers postés en ces lieux pour la circonstance, alors que les élèves des lycées Youghourta, El-Houria et des Soeurs Saadane ont été empêchés de quitter le Coudiat. Des sources policières nous ont confié l’interpellation de pas moins de 8 élèves au niveau de l’avenue Kaddour Boumeddous. « Ils seront interrogés en présence de leurs parents et fichés. Nous tenterons de remonter jusqu’aux principaux instigateurs de cette protestation », confie-t-on du côté des services de police.
L’ACADEMIE ASSIEGEE A ANNABA
A Annaba, plusieurs milliers de lycéens ont investi la rue pour crier leur mécontentement face aux déclarations récentes du ministre de l’Education nationale concernant les sujets du bac 2008. Le siège de l’Académie a été pris d’assaut par une marée humaine, constituée principalement d’élèves des classes de terminales, de leurs parents et d’un nombre assez important d’enseignants. Des policiers en civil et en tenue encadraient le mouvement, qui n’a à aucun moment connu une quelconque dérive. « Il nous serait impossible de venir à bout du programme qui contient des matières presque inutiles à ce niveau-là », déclare un élève soutenu par ses camarades. « C’est un problème qui se pose pour tous les lycéens d’Algérie», dit cet autre lycéen. Mais pour ce cadre de l’Académie, les déclarations du ministre sont rassurantes, surtout avec la mise en place d’une commission installée à l’effet de suivre minutieusement l’état d’avancement du programme. «La déclaration du ministre est un signe rassurant, du fait qu’il met en place un outil de suivi qui va orienter les sujets du bac en ne tenant compte bien évidemment que des unités pédagogiques achevées », a soutenu notre interlocuteur. Après une grande perturbation de la circulation, les lycéens se sont dispersés dans le calme, menaçant de reprendre leur mouvement si leurs revendications ne sont pas prises en charge.
A Jijel, les élèves de terminale des lycées Ahmed Francis, dans la commune de Sidi Abdelaziz, et El-Kendy ont rejoint hier le mouvement de contestation. Les élèves, répartis sur 20 sections de ces deux établissements, ont entamé une grève des cours. Ils réclament l’allégement des programmes scolaires qu’ils jugent contraignants vu leur contenu surchargé. Pour débloquer la situation, le directeur du lycée El-Kendy a tenu une réunion avec des délégués des lycéens pour parvenir à un terrain d’entente. Hier en début d’après-midi, le mouvement de protestation, qui risque de se propager, se poursuivait dans une conjoncture exceptionnelle puisque le secteur de l’Education est sans directeur depuis l’élection de Ouchène Béchir à la tête de l’assemblée populaire de wilaya de Bordj Bou-Arreridj.
En dépit des assurances données par le ministère de l’Education nationale, les lycéens de Skikda ont tenu hier matin un sit-in devant le siège de l’Académie. Ils protestaient contre la surcharge des programmes et se sont plaints à cette occasion de difficultés dans l’assimilation des cours dispensés et l’attitude de certains enseignants qui semblent dépassés par les événements.
Approchés, certains lycéens regrettent le comportement d’enseignants complètement «hors course» et qui semblent se désintéresser complètement du sort des élèves. Le rassemblement a duré quelques heures, puis les manifestants se sont dispersés dans le calme pour rejoindre leurs établissements scolaires. Du côté de la direction de l’Education, on signale que le personnel est mobilisé pour éviter la répétition de ce genre d’action, qui peut être à l’origine de débordements. Les responsables de l’Académie ont d’ailleurs décidé de se rendre dans les différents lycées de la wilaya pour mieux informer les lycéens sur les nouvelles mesures décidées par la tutelle.
PLAIDOYER POUR LA SUPPRESSION
DE DEUX MATIERES A TIZI OUZOU
A Tizi Ouzou, des lycéens ont demandé la suppression des épreuves de tamazight et des sciences islamiques. Plus d’un millier de lycéens ont marché hier depuis l’esplanade du stade de la ville vers la direction de l’Education pour exiger dans une pétition un allégement des programmes pour les matières essentielles, la suppression de deux matières, les sciences islamiques et tamazight, aux épreuves du bac et une session de rattrapage pour les candidats ayant obtenu une moyenne générale à l’examen comprise entre 09 et 09,99/20. Une délégation des protestataires a été reçue par le directeur de l’Education, pendant que leurs camarades observaient un sit-in devant cette direction au bout d’une marche à travers les principales artères de la ville des genêts. Le premier responsable de l’éducation à Tizi-Ouzou a pris l’engagement de porter les revendications des lycéens au ministre de tutelle, tout en les assurant de la disponibilité de la tutelle à prendre en compte les doléances des lycéens.
A l’instar des autres villes du pays et après le mouvement de mercredi dernier, des dizaines de lycéens de Béjaïa étaient dans la rue hier, à travers des marches dans plusieurs localités de la wilaya. Dans la région d’Akbou, les lycéens de l’établissement Debbih Chérif sont sortis dans la rue dans une marche pacifique, alors que dans le centre-ville de Béjaïa, une marche, qui a été accompagnée d’un sit-in devant le siège de la direction de l’Education, a été organisée dans la même journée.
Sur un autre volet, les lycéens des deux localités d’Aokas et de Tichy ont organisé une marche à partir de ces localités jusqu’au chef-lieu de la wilaya, où ils ont observé un sit-in devant le siège de l’Académie pour exiger le recrutement de nouveaux enseignants dans les postes vacants.
D’AUTRES REVENDICATIONS A BOUMERDES
A Boumerdès, les élèves de terminales de trois lycées de Boudouar (Ahmed Kendil, Khaled El-Djazaïri et Mohamed Ghalmi) et du technicum ont bravé le froid pour affluer dès 7h30 du matin vers le chef-lieu de la wilaya, où d’autres élèves des établissements d’El-Khalifa de Boumerdès les attendaient. Ils étaient plus de cinq cents lycéens à porter haut leurs revendications devant les responsables de la direction de l’Education. Les lycéens, qui avaient dans un premier temps tenté d’organiser une marche à travers les artères de la ville de Boumerdès, ont opté dans un deuxième temps pour un rassemblement au niveau du parking jouxtant l’Académie. Soucieux de leur avenir surtout à l’approche du bac, les lycéens ont soulevé, entre autres, en plus de la surcharge des classes et des programmes, les conditions de scolarité qu’ils qualifient de mauvaises. Les contestataires ont remis en cause même l’encadrement.
On apprend que des représentants des élèves ont été reçus par la directrice de l’Education, Mme Sahel Tassadit, qui a promis de prendre en charge leurs doléances. A la sortie des délégués des élèves de leur entrevue qui a duré plus d’une heure, l’atmosphère qui se dégageait était à l’apaisement, sans toutefois que cela n’atténue la détermination des lycéens à poursuivre leur mouvement de contestation.
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Protestations dans quatre wilayas Que se passe-t-il dans les lycées ?
par R. N.

Le mouvement de contestation lancé au début de la semaine par des lycéens à Alger, qui sont descendus dans la rue pour exiger un allégement des nouveaux programmes pédagogiques, a gagné, hier, plusieurs établissements du secondaire dans les wilayas de Relizane, Oran et Béjaïa où les lycéens ont menacé de boycotter les examens de fin d'année. Dans la wilaya de Béjaïa, des lycéens ont même fermé durant des heures la RN 26 près de Tagmalt et la RN 9, reliant Béjaïa à Sétif, près de la localité de Tichy. «Si les programmes ne sont pas allégés au cours des second et troisième trimestres, on boycottera le bac», lancent des dizaines d'élèves de terminale du lycée Mehadji Mohamed El-Habib, à Maraval, un quartier d'Oran. Après un premier trimestre chargé sanctionné par des résultats pédagogiques catastrophiques, les lycéens ont décidé de boycotter les cours tout en exigeant l'intervention urgente des responsables du secteur pour prendre des mesures concrètes. Les jeunes lycéens dénoncent les nouveaux programmes chargés, avec des exemples dépassant toute logique, comme c'est le cas dans certaines matières dont le nombre de leçons dépasse les 240, ceci sans oublier les manuels scolaires bourrés de fautes et le problème de l'encadrement. Donnant l'exemple du programme des sciences naturelles composé de deux volets, à savoir la biologie et la géologie, les contestataires attirent l'attention que tous les enseignants en charge de cette matière sont des biologistes de formation et de ce fait ils ne peuvent assurer des leçons de géologie, d'où de nombreuses défaillances.
Conséquence de ces défaillances, les résultats scolaires du premier trimestre sont catastrophiques, ce qui augure mal les deux prochains trimestres, s'accordent à dire les élèves et les enseignants approchés. Et même les classes dites d'excellence, censées regrouper les meilleurs éléments, la moitié des élèves ont eu des résultats au-dessous de la moyenne. Pire, dans l'une des classes de lettres, tous les élèves ont eu des notes au-dessous de la moyenne et la meilleure moyenne obtenue est de 9,80 sur 20. Les lycéens et leurs professeurs assurent que plus de 70% des élèves n'ont pas obtenu leur moyenne toutes filières confondues (sciences, lettres, langues étrangères et gestion...). Ces résultats faibles démotivent la majorité des élèves de terminale qui appréhendent mal les deux prochains trimestres et surtout le bac qui déterminera en grande partie leur avenir. Tous les élèves rencontrés étaient unanimes pour considérer que le volume horaire actuel frise l'inhumain et ne leur permet même pas de suivre des cours de soutien du fait que généralement, leur emploi du temps est plein avec quotidiennement de 8 h à midi et de 14 à 17 h. Des enseignants du même établissement secondaire soutiennent que les inquiétudes et les revendications des élèves sont fondées tout en déplorant une «cassure» survenue suite à l'abolition du système de l'école fondamentale et son remplacement avec la nouvelle réforme. «Ceci nous a donné une composante ayant suivi deux programmes différents», disent-ils. Une enseignante d'anglais confie, à titre d'exemple, que les élèves issus de l'ancien système ont besoin de deux années scolaires pour rattraper leur retard dans l'apprentissage de cette langue. «On n'arrivera jamais à terminer les programmes avant la fin de l'année», indique un représentant des enseignants. «Les résultats des examens de fin d'année seront catastrophiques si rien n'est fait avant pour limiter les dégâts », ajoute-t-il. Les enseignants demandent un allégement des contenus, une affectation de moyens pédagogiques, mais surtout une intervention urgente du ministère pour donner des éclaircissements afin de rassurer nos lycéens. Les enseignants affirment que pour réussir la nouvelle réforme on doit d'abord voir son applicabilité et le niveau réel de nos élèves. A Béjaïa, les lycéens issus des localités de Tagmalt, Sidi Aïch et Tichy ont organisé des marches pacifiques pour dénoncer la surcharge des programmes pour cette année scolaire, ainsi que le recrutement des nouveaux enseignants pour certaines matières dont les postes sont vacants. Les lycéens ont même procédé à la fermeture de RN 26 au niveau Tagmalt et la RN 9 au niveau de Tichy et ce, pendant plusieurs heures. A Relizane, les élèves de terminale du lycée Akid Othmane ont entamé hier un mouvement de boycott des cours ouvert pour protester contre les nouveaux programmes surchargés dans toutes les matières confondues.
دعوة وزارة التربية لإنقاذ الوضع قبل فوات الأوان
عريضة وطنية للمطالبة بتخفيف برامج البكالوريا 2008
جاء في العريضة أن هذه الأخيرة وضعت ''تجاوبا'' مع معاناة التلاميذ ومؤطريهم وأوليائهم الذين تواجههم مشاكل كبيرة منذ بداية الموسم الدراسي تزامنا مع تطبيق البرنامج الجديد للسنة الثالثة ثانوي، حيث أن التلاميذ تنقصهم حسب الوثيقة ''مئات المفاهيم والكفاءات'' وذلك في كل مادة على أساس أن الإصلاح لم يشملهم إلا في المرحلة الثالثة من أطوار التعليم.
ويعتبر معدو العريضة أن التلاميذ يتلقون برنامجا منسوخا من المناهج المدرّسة في فرنسا مع تباين وسائل التطبيق، مما يعني أن النتائج ستكون مختلفة سيما وأن الأساتذة لم يستفيدوا من أي دورة تكوينية حول البرنامج الجديد، إذ اطلعوا على مضمونه في بداية الموسم الدراسي شأنهم شأن التلاميذ.
واستنادا إلى العريضة، فإن مجلس ثانويات العاصمة ارتآى تنبيه الوزارة وحثّها على التدخل السريع لاجتناب عواقب وخيمة قد تنجر عن استمرار تطبيق برنامج الثالثة ثانوي في إطار ''بكالوريا إصلاح وسط إجماع الطاقم البيداغوجي على استحالة إتمام معظم البرامج'' وفي ظل ''تحويل ساعات الدعم في العديد من الثانويات إلى حصص لدروس عادية بغرض إنهاء البرنامج في الآجال المحددة''. في سياق متصل، أوضح الناطق الرسمي لمجلس ثانويات العاصمة، محمد بوخطة، بأن المقترحات التي تضمنتها العريضة ''مؤقتة'' وتخص هذه السنة فقط ''ومن حق الوزارة البحث عن بدائل أخرى مستقبلا''. ويضيف بأن نتائج الفصل الأول تدعو للقلق حيث يشتكي الأساتذة والتلاميذ على حد سواء من اكتظاظ في البرامج مقارنة بالحجم الساعي المخصص لها وهذا الأمر ناجم عن ''العجلة'' و''الارتجال'' المنتهجة -حسبه- في تسيير قطاع التربية والتي سيكون التلميذ الخاسر الأكبر فيها، معربا عن تخوفه من أن يؤدي الضغط الواقع على المترشحين لامتحان البكالوريا وأساتذتهم إلى نتائج هزيلة وغير متوقعة
المصدر :الجزائر: آمال ياحي
Algérie : un fort séisme secoue la région d’Oran sans faire de victime
Par rafik tayeb le 10/01/2008 à 10:52
Un séisme d’une magnitude de 5.3 degrés sur l'échelle ouverte de Richter a frappé, mercredi 9 janvier à 23h30, la région d'Oran. L'épicentre du tremblement de terre a été localisé à 32Km au sud-est de la ville d’Oran, selon la radio locale. Le séisme n'a pas fait de victimes. Aucun dégât matériel n'a été également recensé par la protection civile, selon la même source.
Le tremblement de terre a été fortement ressenti à Oran et à Mostaganem. La secousse a duré plusieurs secondes, selon des habitants. Paniqués, les habitants de la ville d'Oran ont quitté leurs maisons et sont descendus dans les rues et les places publiques. Aussitôt, des files de voitures se sont formées sur les principales artères. « Mon appartement a fortement tremblé. A un moment, j'ai cru que le bâtiment allait tomber. J'ai paniqué. Les enfants étaient calmes. Nous sommes tous sortis devant l'immeuble. J'ai ramené ma voiture et je suis allé passer la nuit chez mes parents qui habitent dans une petite maison à la périphérie de la ville », témoigne Karim, habitant dans une nouvelle cité à Oran.
La plupart des habitants ont passé la nuit dehors ou chez des proches parents, dans des maisons ou des villas, jugées moins risqués en cas de forte réplique. Deux répliques ont été enregistrées moins de deux heures après la secousse principale: la première de 3,8 degrés à 00H55 dont l'épicentre a été localisé à 30 km au sud-est d'Oran, et la seconde de 3,5 degrés à 00H56.
Ce même jour (mercredi), une secousse tellurique d'une magnitude 4,0 degrés sur l'échelle ouverte de Richter a été enregistrée à 06H33 locales (05H33 GMT) dans la région de Tiaret, dans le nord ouest algérien, avait annoncé le CRAAG. Son épicentre a été localisé à 12 km au sud-est de la ville de Tiaret, chef-lieu de la région du même nom, selon la même source.
Informations générales
Loth Bonatiro, chercheur associé au CRAAG : « 40 séismes ont secoué l’Algérie en décembre dernier »
Par rafik tayeb le 10/01/2008 à 16:59
L'Algérie connaît ces derniers mois une forte activité sismique. Le dernier tremblement de terre a frappé hier la région d'Oran. Comment expliquer cette forte activité sismique ?
En décembre dernier, le CRAAG a enregistré 40 séismes de différentes magnitudes à travers le pays. Certains, très faibles, n'ont pas été ressentis par la population. Il y a des moments où la terre est prédisposée à entrer en mouvement. Comme durant les mois de décembre et janvier. En ce moment, nous sommes au minimum d’un cycle du soleil qui dure 11 ans. A présent, le soleil est calme et n'envoie pas beaucoup de rayons sur la terre. La terre refroidie est à l'origine de la crise sismique actuelle.
Est-ce que c'est la seule raison ?
En plus de la baisse des températures, il faut ajouter l'attraction qu'exercent la lune et le soleil sur la terre en cette période de nouvelle lune. La croute terrestre se met alors en mouvement. La secousse d'hier à Oran s'est produite à quelques heures de la nouvelle lune de Muharram (nouvel an de l'Hégire).
Les séismes sont difficiles à prévoir avec exactitude. Pour le moment, les tremblements de terre ne sont pas annoncés à l'avance. Pourquoi ?
On ne peut pas prévoir à 100% un tremblement de terre, mais on peut le prédire. Par exemple, nous avons annoncé les derniers séismes de décembre et de janvier. On peut arriver à prédire avec exactitude les tremblements de terre. Au Japon, les séismes ne font plus beaucoup de dégâts humains ou matériels. Il y a quelques années, les ouragans n'étaient pas faciles à prévoir avec précision, à présent, ils sont annoncés à l'avance avec exactitude. Ce qui a été réalisé pour les cyclones peut se faire pour les séismes.
L'Algérie est située dans une région à moyenne ou forte sismicité ?
Le nord de l'Algérie est une région à forte sismicité. De violents séismes s'y sont produits dans le passé, accompagnés parfois de tsunamis. En 1845, un violent tremblement de terre avait frappé Jijel et provoqué deux raz-de-marée. Ces séismes proviennent du déplacement de la plaque africaine qui se heurte en Méditerranée à la plaque européenne.
Les Algériens paniquent lors des séismes. La culture sismique est absente dans notre pays. Les gens ne savent pas ce qu'il faut faire en case séisme. Quels sont vos conseils ?
Il y a un certain nombre de mesures importantes à prendre : bâtir des constructions parasismiques, construire des abris antisismiques et inculquer à la population une culture sismique pour lui permettre de bien se comporter lors d'un tremblement de terre. Par exemple, on peut commencer par installer des tables vibrantes dans les places publiques.
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